13 déc. 2007

Festival Chants d'Elles - Voix de femmes, voix de fêtes.

C'était le vœu de l'association "A travers chants", se promener dans un monde de poésie et de culture à travers le monde, à travers les voix de femmes, à travers les Chants d'Elles et le festival du même nom. Venues d'Angleterre, Israël, Trinidad et Tobago, Roumanie et de France, plusieurs concerts se sont déroulés dans l'agglomération rouennaise.

Dès le premier concert, le public était placé sur les bonnes voix, le ton étant donné avec l'ensemble Maryam Akhondy et Banu. Représentant l'Iran, qu'elles ont dû quitter, pour vivre en Allemagne…

…les sept femmes ont présenté un répertoire qui retrace la vie quotidienne des femmes persanes…

...l'amour, le mariage, associant à chaque chanson quelques explications sur les coutumes iraniennes.
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La chanteuse israélienne Yasmine Lévy séduisait à son tour par son charme et sa voix puissante. De culture ladino, Yasmine Lévy est née et vit en Israël.

Dans son répertoire, elle fait ressortir ce mélange de cultures israélienne et espagnole (ladino) où elle puise ses origines.

Ses interprétations fortement teintées de flamenco où ses mains tracent des arabesques, laissent parfois percevoir quelques tonalités de fado, genre musical portugais.

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Pour le dernier volet de ce festival la chanteuse française, Barbara Carlotti, auteur, compositeur et interprète, s'inspirant du folk, du jazz, du classique et de la pop, a donné avec ses musiciens le dernier concert de sa tournée en France.

Son répertoire est varié, allant du tango au twist, en passant par la variété française et internationale.


Malgré son style personnel, son élégance et sa simplicité, il n'aura pas échappé aux plus vieux, un petit côté Françoise Hardy, par sa chevelure et sa présence sur scène.

Nicolas et Léo.

En choisissant de chanter Léo Ferré, on ne peut pas dire que Nicolas Reggiani choisisse la facilité. Accompagné au piano par Giovanni Mirabassi, il séduit le public venu l'applaudir et écouter de LA chanson, aux dires de certains, nostalgiques de la génération que l'on appelait les chanteurs engagés.

Le bras en écharpe à la suite d'une fracture de l'épaule il y a quelques semaines, Nicolas Reggiani donne un concert presque intimiste, discutant avec le public, descend dans la salle chanter au plus près des spectateurs. Il interprète un répertoire de chansons connues, peu entendue et parfois inédites de Ferré.

"Pourquoi chanter à la manière de…, je chante à ma façon, des textes qui me plaisent", il décoche au passage quelques flèches en direction de personnages politiques qui l'irritent, comme ses aînés l'ont fait avant lui en d'autres occasions. Un soupçon de timidité dans la voix, il dit s'approprier "La the nana", une chanson qu'il affectionne et reconnaît: "enfant j'avais peur de Ferré, je l'ai réellement découvert à 25 ans.