La fin d'un géant.
Sa silhouette haute de 60 mètres dominait l'agglomération de Rouen. Depuis 40 ans il servait de repère géographique à plusieurs kilomètres à la ronde. Après quelques semaines de travaux de préparation, les hommes ont voulu mettre à bas le géant. Tel le colosse à l'entrée du port de Rhodes, le château d'eau de Grand-Quevilly, imposait par sa stature, près du centre ville, à deux pas de la mairie.
Jeudi 4 mai 2006. Tout est programmé à la minute près. Les habitations sont évacuées depuis 8h00, dans un rayon de 200 mètres autour du colosse. A 10h50, 3 coups de sirène, courts, alertent de l'imminence de l'explosion. Ils sont suivis à 10h58 d'un nouveau coup de sirène, long, cette fois. A 11h00, la forte déflagration fait basculer la cuve. Elle doit entraîner dans sa chute, les six doubles piliers qui la soutienne, en 7 secondes exactement.
La "chose" serait-elle née d'un autre monde voilà 40 ans? Décapité de sa cuve, qui a basculée au sol, d'un seul bloc, dans le bruit sourd d'un corps inerte, le géant de 4 800 tonnes refuse d'être terrassé. Trois de ses six doubles piliers ont refusé le sort qui leur était réservé. Plus rien ne bouge, le silence qui entoure la scène semble glacial. Lentement le nuage de poussière provoqué par la chute, se dissipe. La mort prévue instantanée se transforme en une lente et longue agonie.
Vendredi 5 mai 2006. Dès 8h30, les ouvriers se sont attaqués à la poursuite de la destruction du château d'eau. La veille, les trois doubles piliers récalcitrants sécurisés, les habitants avaient pu regagner leur domicile vers 19h30. Pour cette seconde journée, cinq pavillons avoisinant le château d'eau ont été à nouveau évacués de leurs habitants. Au sommet de l'édifice, deux ouvriers s'efforcent de couper la passerelle qui réunit deux des trois piliers.
En fin de matinée, vers 12h00, la passerelle tronçonnée, des élingues sont posées. Elles relient l'élément central à deux pelleteuses de 45 et 54 tonnes. Dans un ensemble chorégraphié, les deux engins tirent ensemble le pilier qui, vaincu, ne résiste plus et s'effondre. Dans l'après-midi, la même opération sera renouvelée. Puis, une "grignoteuse", énorme mâchoire de plus de 120 tonnes, se chargera, ainsi que les jours suivants, d'achever le travail réduisant à l'état de miettes l'amoncellement de gravats. A raison de 20 tonnes par voyage, des semi-remorques emmèneront loin de là, les restes du colosse.
Jeudi 4 mai 2006. Tout est programmé à la minute près. Les habitations sont évacuées depuis 8h00, dans un rayon de 200 mètres autour du colosse. A 10h50, 3 coups de sirène, courts, alertent de l'imminence de l'explosion. Ils sont suivis à 10h58 d'un nouveau coup de sirène, long, cette fois. A 11h00, la forte déflagration fait basculer la cuve. Elle doit entraîner dans sa chute, les six doubles piliers qui la soutienne, en 7 secondes exactement.
La "chose" serait-elle née d'un autre monde voilà 40 ans? Décapité de sa cuve, qui a basculée au sol, d'un seul bloc, dans le bruit sourd d'un corps inerte, le géant de 4 800 tonnes refuse d'être terrassé. Trois de ses six doubles piliers ont refusé le sort qui leur était réservé. Plus rien ne bouge, le silence qui entoure la scène semble glacial. Lentement le nuage de poussière provoqué par la chute, se dissipe. La mort prévue instantanée se transforme en une lente et longue agonie.
Vendredi 5 mai 2006. Dès 8h30, les ouvriers se sont attaqués à la poursuite de la destruction du château d'eau. La veille, les trois doubles piliers récalcitrants sécurisés, les habitants avaient pu regagner leur domicile vers 19h30. Pour cette seconde journée, cinq pavillons avoisinant le château d'eau ont été à nouveau évacués de leurs habitants. Au sommet de l'édifice, deux ouvriers s'efforcent de couper la passerelle qui réunit deux des trois piliers.
En fin de matinée, vers 12h00, la passerelle tronçonnée, des élingues sont posées. Elles relient l'élément central à deux pelleteuses de 45 et 54 tonnes. Dans un ensemble chorégraphié, les deux engins tirent ensemble le pilier qui, vaincu, ne résiste plus et s'effondre. Dans l'après-midi, la même opération sera renouvelée. Puis, une "grignoteuse", énorme mâchoire de plus de 120 tonnes, se chargera, ainsi que les jours suivants, d'achever le travail réduisant à l'état de miettes l'amoncellement de gravats. A raison de 20 tonnes par voyage, des semi-remorques emmèneront loin de là, les restes du colosse.
