13 déc. 2007

Nicolas et Léo.

En choisissant de chanter Léo Ferré, on ne peut pas dire que Nicolas Reggiani choisisse la facilité. Accompagné au piano par Giovanni Mirabassi, il séduit le public venu l'applaudir et écouter de LA chanson, aux dires de certains, nostalgiques de la génération que l'on appelait les chanteurs engagés.

Le bras en écharpe à la suite d'une fracture de l'épaule il y a quelques semaines, Nicolas Reggiani donne un concert presque intimiste, discutant avec le public, descend dans la salle chanter au plus près des spectateurs. Il interprète un répertoire de chansons connues, peu entendue et parfois inédites de Ferré.

"Pourquoi chanter à la manière de…, je chante à ma façon, des textes qui me plaisent", il décoche au passage quelques flèches en direction de personnages politiques qui l'irritent, comme ses aînés l'ont fait avant lui en d'autres occasions. Un soupçon de timidité dans la voix, il dit s'approprier "La the nana", une chanson qu'il affectionne et reconnaît: "enfant j'avais peur de Ferré, je l'ai réellement découvert à 25 ans.