22 déc. 2007

Dakar 2008 - Roulez couvert pour l'Afrique

Pilote motocycliste du Dakar 2008, Julio Año s'engage dans une nouvelle action humanitaire.Pour l'édition Dakar 2007, Julio Año et Frédéric Willy, engagés sur l'épreuve, s'étaient investis dans la collecte de 1 000 paires de lunettes de vue. "Lorsque nous sommes arrivés à notre point de distribution de lunettes", explique Julio, "les médecins du centre de soins nous ont expliqués qu'il y avait aussi un grand besoin de préservatifs et que si nous revenions, qu'il ne fallait pas les oublier".Julio, repartant seul sur le Dakar 2008, tient parole: "Avec les amis du Team Normand Raid, nous avons fait le pari d'emmener 10 000 préservatifs". Des boites ont été placées en différents points de collecte, principalement chez les partenaires: "Le problème des maladies sexuellement transmissibles, n'est pas nouveau et principalement chez les jeunes, tout le monde en a entendu parler.En milieu de semaine dernière, amis et partenaires se sont retrouvés dans les salons de l'hôtel Mercure du Champs de Mars, pour une soirée de présentation du matériel. Pour l'édition 2008, Julio utilisera une moto neuve, avec le même numéro 177, et identique à celle de 2007. Une Yamaha 450 WRF, monocylindre 4 temps, 5 soupapes.Pour les puristes elle est équipée d'une suspension de 300 mm à l'avant et 305 mm à l'arrière, d'une boite 5 vitesses. Un réservoir d'essence de 27 litres, complété d'un 6 litres de secours. La tête de fourche, en fibre de carbone à deux optiques, supporte l'instrumentation et le GPS.Renseignements complets: http://www.normandraid.com/ – Courriel: julio.ano@ajphone.com.

19 déc. 2007

Jean-Marie Roch chante l'amitié.

Auteur, compositeur et interprète, c'est un amoureux de la musique et des autres.Il vient de réaliser un de ses rêves, en sortant un album de dix chansons de sa composition. Il fait partie de ces personnages, qui, on ne sait pourquoi, attirent, comme par magnétisme. Entouré de nombreux amis, il a donné un mini concert privé dernièrement, chez son ami Florent Blomme. Entre jazz, blues, bossa et mélancolie, Chansons A…, le titre de l'album, rend hommage à ceux qu'il aime et/ou apprécie, à Geneviève, son épouse, dans "Ma belle oranaise", c'est en duo ils interprètent "Que le temps a passé". Hommage au poète Léo Ferré, comme lui à fleur de peau, et égratigné par ce qui ne va pas. Sans être anarchiste comme Léo, Jean-Marie se tourne vers la difficulté des autres, pour les aider à sortir la tête de l'eau, lorsque cela ne va pas ou ne va plus. "Luco del Camino", est le surnom qu'il a donné à un de ses amis du Camino, le chemin, celui de Compostelle. Le Che, n'est pas oublié, dans un blues où il chante le cœur, avec un grand C, de Guevara. Dans son dernier titre, c'est à l'ensemble de ses amis qu'il s'adresse en chantant: "mes amis, mes frères d'un instant, à tous ces beaux moments d'amour qui viennent ponctuer le temps". Album disponible chez: Prestarts 39 rue Saint-Hilaire – 76000 Rouen - Tél.: 02 35 89 04 28 ou auprès de J-M Roch: rochjeanmarie@gmail.comMini concert avec ses amis pour la sortie de son album.Son apparence cache un cœur énorme qu'il aime partager.

Jean-Marie Roch, guitare en bandoulière.

J'étais sur la route…De Saint Jean Pied de Port à Saint Jacques de Compostelle, Jean-Marie raconte SON chemin. En 1999, cet éducateur spécialisé a le blues. Guitariste, auteur, compositeur et interprète, il sait ce que signifie le mot blues, pour le chanter. Il lit, Le Pèlerin de Compostelle de Paolo Coelho, un livre offert par Geneviève son épouse. Voyant là, un signe du destin, il doit faire "el camino", le chemin.
Dans un manuscrit de deux cents pages, "Sur la route de Santiago", il raconte ses rencontres, les amitiés, les difficultés, les douleurs dues à la marche, mais aussi les plaisirs, comme ce jour où: "je me suis assis sur le lit et j'ai interprété à la guitare: "Born on a bad sign" d'Eric Clapton, j'étais comme dans un état second et ce sont les applaudissements qui m'ont en fait réveillé et j'ai continué avec "I feel fine" des Beatles".
"Si j'ai un conseil à donner à ceux qui vivent un mal être aujourd'hui, c'est de faire ce chemin. Au retour, on relativise, on a un autre regard sur ce qui nous entoure".
Jean-Marie Roch est aujourd'hui à la recherche d'un éditeur. Si son parcours et son récit vous intéressent, si vous connaissez un éditeur susceptible de travailler pour lui, laissez un message sur son adresse mail: rochjeanmarie@gmail.comSur le chemin, les rencontres se font parfois au détour d'un sentier.Cela faisait une dizaine de jours qu'il n'avait pas touché une guitare. Une merveille.Rencontres, amitiés, paysages, le marcheur se remplit la tête de souvenirs tout au long du chemin.

17 déc. 2007

Camart-Jazz, le blues au bout des doigts.

Camart, contraction de Camille et Arthur. Le blues, le jazz et la guitare, c'est de père en fils. Camille, le père, est fils d'un guitariste de jazz. Il apprend le solfège et la guitare au conservatoire et par la suite il intègre l'école de jazz de Christian Garros puis donne des cours dans diverses écoles de musique. Son style musical est issu de la période West Coast et influencé par Wes Montgomery et Joe Pass.
Arthur, depuis son enfance, vit dans les accords de cordes de son père, Camille. Gagné par le virus familial, il entre à l'université de musicologie de Rouen où il obtient un DEUG puis décroche une licence à la Sorbonne. Avec un style musical proche du jazz moderne, Arthur a pour modèles Jimi Hendrix et Georges Benson.
Le duo Camart-Jazz est constitué et un CD sort quelques temps après fin 2006. Sur cet album, huit morceaux de leur composition, un vrai régal que les amateurs n'hésiteront pas à écouter en boucle. Un CD aux couleurs chaudes, avec en fond quelques rythmes de bossa et samba.
Depuis mars 2007, Camart-Jazz compte une douzaine de concert à son actif.
Site: http://camart-jazz.wifeo.com/

16 déc. 2007

Accès aux services: c'est handicapant!

Bien que les villes et les établissements publics et/ou privés aménagent les accès aux personnes en situation de handicap, un important travail reste encore à réaliser.
Dans l'agglomération de Rouen, une ville a accepté de tester, devant la presse, les accès aux services publics aux personnes à mobilité réduite (PMR). Pour l'élu organisateur de la journée: "On ne se rend pas toujours compte, nous autres valides, des difficultés que rencontres ces personnes et lorsque que nous acceptons de changer la donne et de jouer le jeu, on s'aperçoit que la rue est faite d'obstacles à surmonter".
Philippe Stéphanazzi, président de HMVA (handicap mieux vivre accueil) et Jean-Michel Julien président d'Access-Handi, s'accordent pour relever que: "Ici, comme dans quelques autres communes de la région, la ville adapte ses services à notre accueil, mais l'un des principaux obstacles à surmonter, et le civisme de chacun. La France à 20 ans de retard sur ses voisins anglo-saxons et la loi ne nous convient pas". Le civisme est le mal du siècle, l'individualisme primant sur les sentiments à l'égard des autres. Traverser la rue, où obtenir une place dans un transport en commun, c'est du handisport. Les deux présidents ont fait la démonstration de l'important travail qu'il reste à accomplir dans les établissements et services accueillant du public.
Quelques difficultés:
Téléphones publics, les emplacements sont mal adaptés; étroits, informations illisibles, car placées trop haut, les combinés téléphoniques ne disposent pas toujours d'un réglage du volume sonore pour les mal-entendants. Bien que les cabines téléphoniques soient ouvertes, les personnes à mobilité réduite sont particulièrement vulnérable lors de l'utilisation de ce type de service, même s'il est adapté. Il en est de même pour les distributeurs de billets de banque.
Difficultés pour entrer ou sortir de certains lieux, seuil trop haut, portes difficiles à manœuvrer. La difficulté commence par l'emplacement du bouton de commande d'ouverture de la porte situé trop haut pour les fauteuils.L'emplacement de la boite à lettre est très souvent situé trop haut pour un fauteuil, et dans la plupart des cas la difficulté est augmentée par l'emplacement d'une poubelle située au-dessous.La pente maximale d'une rampe d'accès à un service ne doit pas, normalement, dépasser 5%. Des établissements tente de s'adapter, mais faute de place suffisante ou de recul, la rampe d'accès peut voir son inclinaison atteindre 16%!La position des panneaux d'informations est trop basse le plus souvent, un non-voyant peut se heurter et se blesser. Dans la situation rencontrée, la difficulté était complétée par des poteaux interdisant le stationnement, le trottoir et une grille de caniveau. Dans les caniveaux, la largeur (3 cm) des ouvertures des grilles est supérieure à la largeur des roues avant des fauteuils et au diamètre des embouts de cannes pour non-voyants, d'où un risque de chutes.Discrimination.
La population nationale des personnes à mobilité réduite est estimée à 6,5 millions. N'étant pas marginales, ces personnes ont le droit au travail. D'après la loi 87-157 du 10 juillet 1987, les établissements de plus de 20 salariés doivent embaucher des travailleurs handicapés dans la proportion de 6% du nombre de salariés en équivalent temps complet. Pour s'acquitter de cette obligation, les entreprises peuvent également verser une contribution proportionnelle.
Une solution qu'elles préfèrent le plus souvent.

13 déc. 2007

Festival Chants d'Elles - Voix de femmes, voix de fêtes.

C'était le vœu de l'association "A travers chants", se promener dans un monde de poésie et de culture à travers le monde, à travers les voix de femmes, à travers les Chants d'Elles et le festival du même nom. Venues d'Angleterre, Israël, Trinidad et Tobago, Roumanie et de France, plusieurs concerts se sont déroulés dans l'agglomération rouennaise.

Dès le premier concert, le public était placé sur les bonnes voix, le ton étant donné avec l'ensemble Maryam Akhondy et Banu. Représentant l'Iran, qu'elles ont dû quitter, pour vivre en Allemagne…

…les sept femmes ont présenté un répertoire qui retrace la vie quotidienne des femmes persanes…

...l'amour, le mariage, associant à chaque chanson quelques explications sur les coutumes iraniennes.
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La chanteuse israélienne Yasmine Lévy séduisait à son tour par son charme et sa voix puissante. De culture ladino, Yasmine Lévy est née et vit en Israël.

Dans son répertoire, elle fait ressortir ce mélange de cultures israélienne et espagnole (ladino) où elle puise ses origines.

Ses interprétations fortement teintées de flamenco où ses mains tracent des arabesques, laissent parfois percevoir quelques tonalités de fado, genre musical portugais.

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Pour le dernier volet de ce festival la chanteuse française, Barbara Carlotti, auteur, compositeur et interprète, s'inspirant du folk, du jazz, du classique et de la pop, a donné avec ses musiciens le dernier concert de sa tournée en France.

Son répertoire est varié, allant du tango au twist, en passant par la variété française et internationale.


Malgré son style personnel, son élégance et sa simplicité, il n'aura pas échappé aux plus vieux, un petit côté Françoise Hardy, par sa chevelure et sa présence sur scène.

Nicolas et Léo.

En choisissant de chanter Léo Ferré, on ne peut pas dire que Nicolas Reggiani choisisse la facilité. Accompagné au piano par Giovanni Mirabassi, il séduit le public venu l'applaudir et écouter de LA chanson, aux dires de certains, nostalgiques de la génération que l'on appelait les chanteurs engagés.

Le bras en écharpe à la suite d'une fracture de l'épaule il y a quelques semaines, Nicolas Reggiani donne un concert presque intimiste, discutant avec le public, descend dans la salle chanter au plus près des spectateurs. Il interprète un répertoire de chansons connues, peu entendue et parfois inédites de Ferré.

"Pourquoi chanter à la manière de…, je chante à ma façon, des textes qui me plaisent", il décoche au passage quelques flèches en direction de personnages politiques qui l'irritent, comme ses aînés l'ont fait avant lui en d'autres occasions. Un soupçon de timidité dans la voix, il dit s'approprier "La the nana", une chanson qu'il affectionne et reconnaît: "enfant j'avais peur de Ferré, je l'ai réellement découvert à 25 ans.

4 nov. 2007

Regards sur la Planète.

Encore un regard sur la planète direz-vous! C'est vrai. Des regards écologiques sur la planète, il y en a beaucoup, tout le monde en parle, tout le monde tente de faire quelque chose.
En quelques images, un regard sur la planète. Mon regard, sans prétention. Elle est belle d'en haut et d'en bas. Va-t-elle le rester?
Certains diront: "il est trop tard", d'autres: "on peut encore la sauver". Je pense également que c'est encore possible, même si cela semble difficile, tant l'homme a fait de dégâts, avec ces industries polluantes, ces pesticides etc., c'est Le Progrès paraît-il. Certes, mais combien de temps avons-nous pris sur le temps pour nous apercevoir que l'homme était le principal prédateur de l'homme, avec Le Progrès? Nous ne sommes pas au bout de la folie de l'homme, il y a toujours eu plus fou depuis que notre planète bleue existe.

Elle est belle d'en haut….elle est belle d'en bas aussi.


Il ne faudrait pas, un jour, pleurer des rivières, de larmes de regrets.

3 sept. 2007

Yohan met les fers aux pieds.

Podologue des équidés, le maréchal-ferrant est aussi spécialisé en orthopédie. Les véritables maréchaux-ferrants ne sont plus qu'une quinzaine en Haute-Normandie.Yohan, installé à Val-de-Reuil (27), est l'un d'eux, rencontré chez Bernard, propriétaire d'Inès: "Yohan vient à peu près tous les deux mois pour changer les fers d'Inès". Vous reconnaîtrez un vrai maréchal-ferrant à l'amour qu'il a pour son métier et pour les chevaux: "Dans n'importe quel métier, on trouve des personnes qui "savent" tout faire. Dans notre métier, c'est pareil. Seulement le jour où ces amateurs font une erreur, on vient nous chercher, mais le mal est déjà fait".Le sabot d'un cheval doit être taillé d'une certaine façon. Il arrive que les "maréchaux" amateurs, aillent jusqu'au saignement de la fourchette, une partie du pied permettant le fonctionnement d'une sorte de pompe activant la circulation sanguine. Le véritable maréchal-ferrant a une formation complète, soins vétérinaires, anatomie etc. Le métier ne s'improvise pas comme l'explique Yohan: "Un pied mal traité ou mal ferré, pour le propriétaire c'est une longue période sans pouvoir monter, sans parler des problèmes s'il s'agit d'un cheval de compétition".
A une trentaine d'années, Yohan a une longue carrière derrière lui. A 13 ans il débute une formation de palefrenier qui ne lui plait guère plus que cela. Il entre en apprentissage de la maréchalerie 1 an plus tard. Diplôme en poche, il s'installe et depuis, transportant dans sa camionnette, son enclume, sa forge, ses marteaux et ses clous, il parcourt la Normandie, la Picardie, le Vexin, pour répondre aux demandes des éleveurs et des clubs hippiques.
Lorsqu'on lui parle des 35 heures, il réfléchit un instant: "De quoi parlez-vous?". Bien sur, il s'accorde des moments de repos, pour se détendre, il pratique la moto tout terrain et pour changer d'ambiance…: "Je monte à cheval assez régulièrement". Après deux heures, la blonde et docile Inès, 9 ans, a des fers tout neufs et peut de nouveau arpenter les rues de son pas lourd et puissant.

27 août 2007

La fin d'un géant.

Sa silhouette haute de 60 mètres dominait l'agglomération de Rouen. Depuis 40 ans il servait de repère géographique à plusieurs kilomètres à la ronde. Après quelques semaines de travaux de préparation, les hommes ont voulu mettre à bas le géant. Tel le colosse à l'entrée du port de Rhodes, le château d'eau de Grand-Quevilly, imposait par sa stature, près du centre ville, à deux pas de la mairie.Jeudi 4 mai 2006. Tout est programmé à la minute près. Les habitations sont évacuées depuis 8h00, dans un rayon de 200 mètres autour du colosse. A 10h50, 3 coups de sirène, courts, alertent de l'imminence de l'explosion. Ils sont suivis à 10h58 d'un nouveau coup de sirène, long, cette fois. A 11h00, la forte déflagration fait basculer la cuve. Elle doit entraîner dans sa chute, les six doubles piliers qui la soutienne, en 7 secondes exactement.La "chose" serait-elle née d'un autre monde voilà 40 ans? Décapité de sa cuve, qui a basculée au sol, d'un seul bloc, dans le bruit sourd d'un corps inerte, le géant de 4 800 tonnes refuse d'être terrassé. Trois de ses six doubles piliers ont refusé le sort qui leur était réservé. Plus rien ne bouge, le silence qui entoure la scène semble glacial. Lentement le nuage de poussière provoqué par la chute, se dissipe. La mort prévue instantanée se transforme en une lente et longue agonie.Vendredi 5 mai 2006. Dès 8h30, les ouvriers se sont attaqués à la poursuite de la destruction du château d'eau. La veille, les trois doubles piliers récalcitrants sécurisés, les habitants avaient pu regagner leur domicile vers 19h30. Pour cette seconde journée, cinq pavillons avoisinant le château d'eau ont été à nouveau évacués de leurs habitants. Au sommet de l'édifice, deux ouvriers s'efforcent de couper la passerelle qui réunit deux des trois piliers.En fin de matinée, vers 12h00, la passerelle tronçonnée, des élingues sont posées. Elles relient l'élément central à deux pelleteuses de 45 et 54 tonnes. Dans un ensemble chorégraphié, les deux engins tirent ensemble le pilier qui, vaincu, ne résiste plus et s'effondre. Dans l'après-midi, la même opération sera renouvelée. Puis, une "grignoteuse", énorme mâchoire de plus de 120 tonnes, se chargera, ainsi que les jours suivants, d'achever le travail réduisant à l'état de miettes l'amoncellement de gravats. A raison de 20 tonnes par voyage, des semi-remorques emmèneront loin de là, les restes du colosse.

7 août 2007

Musée des Technologies de Santé du C.H.U de Rouen.

Créé en 1999, ce musée est une véritable caverne d'Ali Baba de la médecine, recèlant plus de 500 pièces rares, certaines appartenant à des collectionneurs privés. Jean-Yves, un des deux créateurs du musée, est un intarissable conteur de l'histoire de la médecine. Encyclopédie vivante, il connaît chacune des pièces et son histoire:
Ce lit mécanique de 1860, a été trouvé au cours d'un vide grenier. Il appartenait à une famille qui ne savait pas quelle utilisation il pouvait avoir. Dans chaque salle, photos et gravures, toutes d'époque, complètent une scénographie, ici, un vélo ambulance, là, un appareil à bascule pour la réanimation des noyers, dans une autre, une table d'opération, ses instruments rangés sur les étagères de l'armoire voisine. C'est en 1789, que le chirurgien Percy crée les premiers transports sanitaires médicalisés, un char de chirurgie attelé de quatre chevaux.
C'est un véritable observatoire de l'évolution des moyens de santé, du poumon d'acier aux respirateurs des années 1960, les oscilloscopes et autres appareils de surveillance cardioscopique, sans oublier, pour la bonne…bouche, un cabinet dentaire de 1960. Chaque visite, est un véritable cours magistral devant les élèves d'un jour.
Près d'un siècle plus tard, en 1881, le médecin Natchel organise le premier service d'ambulances, préfigurant les unités mobiles actuelles, tel le célèbre "tube" HY de Citroën, première antenne mobile moderne.
Lien: http://www3.chu-rouen.fr/Internet/connaitreCHU/culture/

28 mai 2007

Pétanque non-voyants

C'est le premier reportage pour lequel j'ai une émotion. Emotion inutile en fait, car nous avons tendance à nous apitoyer sur le sort d'un handicapé, alors qu'ils recherchent le contraire et se comportent le plus naturellement du monde. Ils demandent seulement un peu d'aide dans certaines situations. Ce jour là, je couvre une démonstration de pétanque pour non-voyants.
"Comment peut-on jouer à la pétanque lorsque l'on ne voit rien?". Je découvre que tout est plus facile qu'on ne le pense et qu'un bon nombre de disciplines sportives peuvent s'adapter aux différents handicaps. D'ailleurs on ne dit plus sports pour handicapés, mais sports adaptés.
Cette pétanque se joue sur un tapis quadrillé à l'image d'un damier sans couleurs. Sept lettres au sommet de la grille et six chiffres sur un côté, permettent à un "voyant" de situer la position de la boule au joueur (comme pour une bataille navale) et d'indiquer si le point est pris après chaque lancé. Régulièrement, les non-voyants lancent des défis aux voyants, pour quelques parties. Ces derniers masquant leurs yeux.
Joëlle, la présidente de l'association, joue à la pétanque et pratique également le tir à l'arc Une discipline dans laquelle elle a obtenu six médailles d'or.